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Ville d’Avignon |
- viaducs
- gare TGV
- avenue de la gare
- quartier de la gare : définition des espaces publics,
prescriptions urbanistiques et paysagères
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| Deux viaducs TGV sur le Rhône |
Surfaces : deux viaducs de 1 500 m de long, 50 m de haut. 838 voussoirs préfabriqués en béton blanc, 38 piles dont 12 dans le Rhône. Travées de 100 m entre les piles
Calendrier : concours, 1994 ; travaux, de juillet 1996 à mai 1998
Coùt : 563,9 millions de francs
Maîtrise d’œuvre associée : Jean-François Blassel (RFR), architecte ingÈnieur ; Michel Virlogeux, ingénieur-conseil |
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C’est sur le massif des Angles, près d’Avignon, que les trois branches du TGV se rejoignent (Valence, Marseille et Nîmes). Un double viaduc en béton blanc s’élance à 50 m au-dessus du Rhône, pour atterrir sur les rives de la Durance.
Les vieilles cartes et les photographies aériennes montrent que les fleuve du Rhône et de la Durance suivaient autrefois des méandres plus importants, et qu’un groupe de petites îles se situait alors à leur confluence. Cet archipel a disparu suite à la régulation du cours d’eau par des digues, mais la végétation spontanée des rives demeure, composée de peupliers et de saules.
Notre proposition est d’adapter le chantier de construction aux lignes révélées par les photographies aériennes, quels que soient les travaux d’excavation qui soit nécessaire. Les blessures infligées à la garrigue sont moins dommageables, et une fois que la végétation aura repoussé, chaque pièce de terrain reprendra sa place. De même, nous donnons aux accès routiers un tracé en accord avec le relief existant.
Les nouveaux lopins de terre au nord et au sud sont enclos par des lignes brise-vent au caractère provençal, avec des peupliers et des cyprès. La croissance rapide des peupliers (plus économiques) apporteront rapidement une protection contre les vents, et abriteront les cyprès à la croissance plus longue mais aussi plus durable, qui prendront ensuite la place des premiers. Des tranchées sont réalisées le long des haies brise-vent pour que s’y déversent les excédants d’eaux pluviales.
Afin de rappeler le caractère original du Rhône et de la Durance, nous suggérons de planter encore davantage de peupliers et de saules le long des rives, dans l’idée de créer une maille dense et sauvage d’oasis de verdure, en référence aux îles présentes dans les fleuves avant que leur cours ne soit restreint. A long terme, les bosquets pourront former les prémices d’un parc public attractif, tout près du centre d’Avignon, et où le TGV ne barrerait pas le paysage, mais prendrait la forme d’un pont ne touchant que brièvement le sol. |

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TGV Méditerranée
aménagement de la gare du Grand Avignon |
Maîtrise d’ouvrage : SNCF
Maîtrise d’œuvre associée : RFR (structure et couverture) et b.e.t. SERETE (fluides)
Architecte : François Bonnefille
Calendrier : 1997-2001
Surfaces : 330 000 m² |
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Le relevé d’implantation des arbres sur le site a permis de mettre en évidence les lignes créées par les haies de cyprès : plantées est-ouest, parallèlement à la Durance, elles servaient traditionnellement autant à délimiter les entités foncières qu’à protéger les maraîchages du vent ; leur tracé ondule, reflétant les méandres anciens du cours d’eau avant qu’une digue ne vienne le stabiliser.
L’étude a fait ressortir l’existence d’un second système de plantation, moins lisible au premier abord : des tèses (allées) de platanes conduisent aux bastides (maisons de maîtres liées notamment à l’exploitation des domaines viticoles), constituant autant de rupture dans le tissu agricole.
Nous avons ainsi choisi d’assimiler la gare à un grand domaine et l’ensemble de son site à un parc : c’est ainsi que l’espace s’organise suivant un jeu de terrasses dont la plus haute est située au niveau des quais et l’autre à mi-hauteur du remblai. Cette dernière, en large débord côté sud, y accueillera la dépose voiture et les premiers parkings. Les terrasses-parkings forment des vergers ; des rangées de cyprès sont plantées pour protéger le parking de 600 places. En outre, une double rangée de tulipiers affirme dans le paysage la présence de la gare au nord et au sud du remblai ferroviaire, à l’instar des grandes allées qui marquent l’entrée des propriétés agricoles environnantes.
La gare entière est contenue dans une tèse de platanes, de part et d’autre des quais, 7 mètres au-dessus du niveau du sol. La gare n’est plus un monument mais une halte, et son paysage est son architecture.
Le remblai est traversé par un passage piéton sous les voies, situé à la hauteur de la terrasse à mi-niveau. La présence d’un canal d’irrigation forme une autre composante marquante du paysage. Elle permet de rafraîchir les espaces d’attente par un jeu de circulations d’eau. |

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