VILLE DE MONTPELLIER |
||||
- plan directeur de paysage de Port Marianne |
||||
| Dans cette partie de la ville dÈveloppée récemment par les urbanistes et les architectes, le projet définit les règles de construction qui unifieront les quartiers se succédant d’ouest en est : les Consuls de Mer, le parc et le quartier Richter, le parc des jardins de la Lironde, le parc Marianne et ses quartiers, le parc Héliopolis, le parc d’activités Millénaire-II. |
||||
| Schéma directeur de paysage du quartier de Port Marianne | ||||
La structure végétale existante est diffuse et fragile. Les domaines fonciers inscrivent dans le paysage des segments épars d’alignements, reliquats d’exploitations agricoles, et des bosquets. Le projet conserve et amplifie ce vocabulaire spécifique de taches et de lignes, en évitant un banal maillage infidèle à l’existant et semblable à toutes les villes nouvelles. Surface : 600 ha. au total |
||||
![]() |
||||
| Entrée Est de la ville de Montpellier | ||||
| Maîtrise d'ouvrage : Ville de Montpellier Calendrier : concours et études en 1991, 1ère livraison en 1993 dernière tranche en cours Livraison 2000 Coût : environ 120 MF HT Surfaces : 1 500 ha. sur 3,5 km |
||||
![]() |
||||
| L’avenue Pierre Mendès-France correspond à l’entrée principale de la ville, conduisant par l’autoroute jusqu’au pont de Chauliac sur le Lez. Cette route traverse un territoire destiné à être progressivement urbanisé, entre la sortie de la "Petite Camargue", paysage plat, plus ou moins marécageux et à la végétation rase, et le centre-ville. Entre ces deux pôles, l’avenue est longée d’entrepôts industriels et d’entreprises commerciales. Le site se donnait ainsi à voir comme très hétérogène, et devant être perçu et compris en trois minutes depuis sa voiture roulant à 60 km/h. En conséquence, nous avons conçu ce paysage comme une unité de lieu plutôt qu'une succession de séquences. Le projet opérationnel est très simple : planter 14 000 pins parasols et quelques autres espèces, des pins d’Alep, des cyprés et des chênes. Les lignes d'arbres discontinues sont positionnées en plans successifs, ce qui leur confère une épaisseur et permet d’empécher certaines perspectives visuelles indésirables. L’entrée de Montpellier devient ainsi un paysage unitaire, à l’échelle de la géographie. C’est une pinède organisée en coulisses, comme un décor de théâtre, avec des opacités et des cadrages sur la ville et la campagne. Sur la voie rapide, nous sommes intervenus à différents niveaux : sur le choix des plantations, des détails des ouvrages d'art et de l'éclairage, mais aussi sur le tracé et le profil. Les sinuosités de la route ont été accentuées, et son emprise légèrement rétrécie, de manière à inciter les automobilistes à ralentir. |
||||
| Parc du Lez, quartier Richter | ||||
| Maîtrise d’ouvrage : Ville de Montpellier, Serm. (commande directe) Maîtrise d’œuvre associée : architecte urbaniste en chef Adrien Fainsilber Surface : 6 ha. Calendrier : 1ère tranche, 1992-1995 ; 2ème tranche 1996-2000 |
![]() |
|||
Le parti d’organisation du quartier Richter traduit la volonté de faire bénéficier la quasi totalité des habitants des avantages offerts par la promenade des bords du fleuve confortée par la présence d’un parc de 2,7 hectares qui se développe sur toute la façade ouest du quartier Richter. |
||||
| Parc Marianne | ||||
| Le parc constitue un élément majeur dans la structure végétale de Port Marianne en continuité du Parc du Lez. Traversé par la Lironde, l’ensemble des plantations constituera à terme une image géographique forte, qualifiant le futur centre-ville. Le parc offre un axe dans lequel s’inscrit le bassin de rétention central qui occupe 5,3 ha. Les plantations latérales et les circulations sont dessinées en cohérence avec les alignements bâtis de la ZAC Jacques Cœur, de façon à rendre lisible la géométrie du trapèze central depuis l’Avenue de la mer et la C20. Le bassin est encaissé autour de talus arborés, dont le dessin a été guidé prioritairement par les contraintes hydrauliques. L’accent a été mis sur la perception des arêtes des talus, notamment celui surplombant l’espace central à l’est. Organisées selon une trame régulière à densité variable, les plantations d’arbres se répartissent du nord au sud du parc en deux bandes larges d’une cinquantaine de mètres s’élargissant vers l’est. Cette structure végétale offre une lisibilité de l’espace, en attendant l’aménagement des quartiers périphériques. Elle évoluera vers de larges bosquets aléatoires, une fois les arbres parvenus à maturité. Les différentes espèces sont réparties par blocs, suivant trois trames variant de 3, 6 et 9 mètres, de façon à constituer des sous-espaces dans le parc et des ambiances changeantes, impliquant des fleurissements variables, des aires de jeux et de repos, des kiosques ou des fontaines. De larges bosquets libres se superposent à ce tracé aux abords de la Lironde. La palette végétale est composée de feuillus, de persistants et d’arbres à fleurs. Une prairie fleurie recouvre l’ensemble des surfaces sur les talus, donnant une image naturelle perceptible en tous points du parc, et particulièrement frontalement depuis l’Avenue de la Mer. |
||||
![]() |
||||
| Odysseum | ||||
| Inscrite au cœur du quartier Port Marianne, l’ensemble de l’opération Odysseum est l’occasion, au-delà du riche programme commercial et ludique, de conforter la structure paysagère existante en cohérence avec le schéma directeur de paysage. L’ensemble des larges surfaces situées en périphérie du site est semé d’une prairie fleurie; les surfaces au droit des bâtiments et celles correspondant aux délaissés sont plantées de tables d’arbustes et de vivaces persistantes, constituant un socle végétal au bâti. Les alignements de micocouliers traversent le site d’est en ouest, correspondant à la structure majeure du projet et créant une série de filtres et d’horizons qui permettent la découverte d’Odysseum par séquences. De larges bosquets constitués d’essences variées, de feuillus et de conifères, se superposent aux différents tracés. Dispersées sur l’ensemble du terrain, y compris sur les parkings de façon aléatoire, ces plantations accompagnent les cheminements vers le centre depuis les accés périphériques nord et sud. Une collection de palmiers en bosquets libres constitue le cœur du jardin du centre commercial et ponctue la rue y conduisant. Conçu à la façon d’une oasis adossée au Negue Cats, ce jardin offre une image riche et luxuriante tout en s’inscrivant dans le schéma de la structure végétale du projet. |
||||
![]() |
||||
| Jardins de la Lironde | ||||
| Maîtrise d’ouvrage : Ville de Montpellier, Société d’équipement de la région méditerranéenne (Serm) Architecte-urbaniste mandataire : Christian de Portzamparc Bureau d’études : Beterem Calendrier : 2000. |
||||
![]() |
||||
| Le quartier des Jardins de la Lironde s’inscrit dans une campagne que le projet permet de réactiver et de moderniser, en y insérant un ensemble de logements regroupés par lots. Les espaces verts constituent un grand continuum végétal qui réunit aussi bien le parc public que certains jardins privés des résidences. Mettant à profit les lieux à faible dénivelé et les espaces générés par l’implantation des bassins de rétention existants, une succession de ´clairières' formées de prairies fleuries permet d’unifier les différents espaces, qu’ils soient privés ou publics. Par contraste, les boisements existants sont confortés et relayés par des trames boisées de grande ampleur afin de composer des masses végétales significatives à l’échelle de la géographie. Parallèlement, la présence de la Lironde permet de réaliser du nord au sud des plantations en bosquets le long de son cours et de poursuivre ainsi la logique de valorisation du réseau hydrographique du territoire. Aux abords immédiats des nouvelles habitations, la garrigue constitue un socle végétal au bâ‚ti et le long des routes d’accés, marqué par des ´fronts' aux parois tantôt végétales (grands arbres), tantôt construites (murs des Ólots bâtis). Ces fronts végétaux sont constitués de lignes d’arbres plantés irrégulièrement, qui longent tantôt les limites parcellaires, tantôt les fossés et les sauts de loup. Les plantations issues du milieu méditerranéen, en majorité persistantes, (pins parasols, pins d’Alep) se mélangent avec des essences (érables, eucalyptus, etc.) mettant en évidence par leurs floraisons le rythme des saisons. Ce principe d’alternance de fronts bâtis et de boisements forme un enchaînement séquencé d’est en ouest. Les îlots avec jardins privés sont séparés par des clôtures dissimulées de part et d’autre par des haies non taillées, perpendiculaires aux pentes, qui ponctuent la prairie fleurie d’est en ouest. Les parkings sont plantés selon une trame régulière orthogonale à proximité des bâtiments. Plantée densément, cette trame s’étend de façon aléatoire aux espaces contigus de sorte à créer une grande nappe arborée et ombragée au-dessus des surfaces minérales. Ce principe d’accompagnement du bâti appliqué à la totalité du site contribue à la cohérence du végétal à l’échelle du territoire. |
||||
![]() |
![]() |
||||
![]() |
![]() |
||||
![]() |
|||||
![]() |
|||||