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Projets avec Renzo PIANO


Usine Thomson à Guyancourt
Superficie 23 hectares
Maîtrise d'ouvrage : Thomson TRT défense
Montant des travaux : 25 000 000 francs ht
Maîtres d'oeuvre : Chistine Dalnoky - Michel Desvigne
Architecte des bâtiments : Renzo Piano building workshop
usine Thomson
Le travail du paysage comme préalable à l'architecture.
Il s'agissait de rendre possible la réalisation d'un chantier de 20 hectares sur une zone au sol gras et venté où l'évacuation des eaux était impossible.
usine Thomson

Osaka : Aménagement des espaces extérieurs du nouvel aéroport Kansai au Japon
Maître d’ouvrage : Kansai Airport
En association avec Renzo Piano et ADP (aéroports de Paris)
Chistine Dalnoky - Michel Desvigne
Projet lauréat du concours internationnal.
Installation d’une masse forestière sur une île artificielle longue de 5 kilomètres.
Aménagement d’un jardin intérieur de 0,5 hectares.
Osaka Kansai airport

TRIESTE, Italie : ensemble touristique dans la baie de Sistiana
Maîtrise d’ouvrage : Finsepol Spa, Trieste
Maîtrise d’œuvre : architecte Renzo Piano Building Workshop
Ingénieurs consultants : Ove Arup & Partners
Trieste
Cet ensemble touristique composé principalement d’un énorme complexe hôtelier et d’un port de plaisance, s’inscrit dans un vaste territoire de 60 hectares en bord de mer au nord de l’Adriatique, près de la frontière yougoslave. Cette portion de littoral est constituée de deux anses successives, l’une naturelle où existe déjà un petit port, l’autre artificielle, gigantesque carrière abandonnée formant un crique imposant de 80 mètres de hauteur. Le fond de cette seconde baie est occupé par un plateau rocheux situé 10 mètres au-dessus de l’eau.
La plus grande partie du volume bâti vient s’inscrire naturellement dans cet amphithéâtre. Des terrasses horizontales sont sculptées dans la roche, formant une succession de vastes gradins courbes sur lesquels viennent s’appuyer les chambres d’hôtel. Horizontalement, une sorte de métamorphose est mise en scène, passant de la paroi rocheuse naturelle avec sa flore indigène, à des terrasses jardinées, puis minérales et enfin bâties.
Mais la singularité de ce projet paysager tient à sa localisation en bord de mer. Ce caractère spécifique s’attache à deux échelles d’intervention : la modification de l’ensemble du profil côtier et la création d’un jardin utilisant le milieu urbain comme matériau, dans la carrière abandonnée. L’extension du port, le surcreusement de la baie artificielle nécessitent la création d’ouvrages de protections et induisent une importante modification du tracé de la côte.
L’un des objectifs était de restituer la continuité de ce profil qui annonce la longue côte rocheuse yougoslave. Les réponses strictement techniciennes, du fait de la marée qui existe au nord de l’Adriatique, conduisaient à la construction d’énormes digues foraines qui occultaient la vue depuis la terre.
Par tâtonnements graphiques, nous avons transposé des profils naturels de références, à partir d’images prises depuis satellite à la situation locale, remplaçant ainsi les digues par des archipels d’îles dont l’effet est ensuite vérifié par les techniciens. Un va-et-vient s’établir jusqu’au tracé définitif entre intuition graphique et vérification scientifique.
Au cœur de l’amphithéâtre où s’installera l’hôtel, l’idée première était de faire entrer la mer, et donc d’excaver l’actuel plateau rocheux. L’observation de la lagune de Venise, toute proche, le souvenir des salines qui existaient à Trieste, nous ont conduit à imaginer que cette excavation pourrait se faire selon une succession de bassins, de niveaux croissants, dans lesquels pourrait monter et descendre la marée. Le dernier de ces bassins recevra l’eau douce d’une résurgence au pied de la falaise. Chaque jour, l’eau douce accumulée sera libérée pour chasser les dépôts apportés par la marée. Ce flux instaurera un gradiant de salinité dans les bassins, où sera développée une flore spécifique des milieux lagunaires.
Ce jardin apparaît donc comme la mise en scène vivante de phénomènes naturels cycliques (mouvements des marées, marnage). De même que pour le profil côtier, le dessin du jardin est obtenu par transpositions graphiques de sites existants, marais salants et lagunes, mais aussi de certains travaux d’artistes du Land Art tels que Smithson et Heizer.
baie de Sistiana


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